Douze auteurs jeunesse irlandais #1 : Roddy Doyle

L’an dernier, je vous ai proposé des billets sur des auteurs irlandais lus il y a longtemps : mes Mémoires de Porcelaine. Cette année, c’est à un petit tour d’horizon de la littérature jeunesse irlandaise traduite en français que je vous convie, pour vous présenter douze auteurs, qui écrivent ou non exclusivement pour la jeunesse. Une roue à douze rayons, un trèfle à douze feuilles, douze romans – et même plus – que j’ai déjà lus (sauf pour trois d’entre eux, qui sont encore dans ma Pile à Lire et dont j’ai prévu la lecture dans les mois à venir).

Mais par qui commencer, avec quel auteur inaugurer cette série de billets ? Par ordre alphabétique, cela aurait été Colin Bateman ; en commençant par la fin, Michael Scott. Le plus vieux, C. S. Lewis. La plus jeune, Siobhan Dowd. Au pif, alors ? … et puis au Festival « New writings, new styles » au centre culturel irlandais, en saluant Marie Hermet, mon premier billet s’est imposé naturellement : Roddy Doyle, bien sûr. C’est Marie qui a traduit ses trois  derniers romans jeunesse en français.


Roddy Doyle est un écrivain majeur de la scène littéraire irlandaise contemporaine. Il est né à Dublin en 1958 et a passé son enfance à Kilbarnack, un quartier populaire situé au nord de Dublin – qui lui servira d’inspiration pour ses futurs romans. Après des études à l’University College de Dublin, il devient professeur d’anglais et de géographie ; avant de se consacrer entièrement à l’écriture, à partir de 1993.

« Le style de Roddy Doyle est familier, percutant, composé de dialogues à l’humour acerbe, s’inscrivant dans des scènes de vie quotidiennes, découpés comme un scénario. Il rompt avec le style en vogue dans la littérature anglo-saxonne et opte pour une approche humoristique et sensible de la vie, tout en traitant de sujets graves. » [lire l’article]

Cinq de ses romans jeunesse sont traduits en français, j’en ai lu quatre, le cinquième est dans ma pile à lire, j’en ai chroniqué un. Tous sont très bons.

La série des Aventures de Rover

1. Opération farceuses (The giggler treatment, 2000) Traduit de l’anglais par Marie Aubelle, illustrations de Brian Ajhar, couverture illustrée par Voutch. Publié aux éditions Gallimard-Jeunesse, 2001.
Présentation de l’éditeur : Qui sont les Farceuses ? D’insaisissables petites créatures qui adorent les enfants. Que font-elles ? Elles les suivent partout pour s’assurer que les adultes les traitent convenablement, sinon… Sinon quoi ? Elles les punissent en déposant de la crotte de chien sur leur chemin pour qu’ils mettent le pied dedans. Et pourquoi Mister Mack va-t-il être puni ? Parce qu’il a envoyé ses enfants dans leur chambre en les privant de dîner. Mais il les a rappelés tout de suite après et les Farceuses n’ont pas entendu ! C’est vrai ? Vite, il faut empêcher Mister Mack de marcher dans l’énorme crotte qui se trouve sous son pied. Il s’y enfoncerait jusqu’au genou…

2. Qui peut sauver le Père Noël ? (Rover saves Christmas, 2001) Traduit de l’anglais par Vanessa Rubio, illustrations de Brian Ajhar, couverture illustrée par Voutch. Publié aux éditions Gallimard-Jeunesse, 2002.
Présentation de l’éditeur : En Laponie, la veille de Noël… Le père Noël porte un costume rouge tout neuf, son traîneau est chargé de cadeaux, mais catastrophe ! Rodolphe, le meilleur et le plus rapide des rennes, est cloué au lit avec la grippe. Qui peut sauver le père Noël ? Un seul espoir : Rover ! Rover ? Oui, Rover : le plus intelligent… des chiens ! Et le héros d’Opérations Farceuses. Réussiront-ils à livrer en un temps record leurs cadeaux dans le monde entier ? Cette tournée promet d’être inoubliable et hilarante…

3. The meanwhile adventures (2004) – non encore traduit en France

Plus froid que le Pôle nord (Wilderness, 2007) Traduit par Marie Hermet. Publié chez Flammarion Jeunesse en 2016.
Présentation de l’éditeur : On ne voyait rien. Mais il fallait avancer. Des branches de sapin nous fouettaient le visage. Le frois n’avait plus d’importance. Nous allions retrouver notre mère. Ce n’était plus un jeu. Ce soir-là, un traîneau manque à l’appel. Johnny et Tom se lancent sans hésiter à la recherche de leur mère dans un épais brouillard. Mais combien de temps peut-on survivre dans un univers de glace ?

Her Mother’s Face (2008) – non encore traduit en français

• 3 Femmes et un fantôme (A Greyhound of a girl, 2012) Traduit de l’anglais par Marie Hermet. Publié aux éditions Flammarion, 2013.
Présentation de l’éditeur : « Tout était silencieux. Scarlett conduisait. Mary regardait par la fenêtre. Sa grand-mère dormait ; elle sauait que ce voyage était quelque chose d’unique. Quatre générations de femmes – je suis une femme, se disait Mary – sur la route pour une virée en voiture. L’une morte, l’une prête à mourir, l’une au volant, et la dernière pour qui tout ne faisait encore que commencer. »
Mary ne se posait pas de questions sur le passé de sa famille. Mais quand le fantôme de son arrière-grand-mère vient lui taper sur l’épaule, c’est l’occasion pour la jeune fille de découvrir ses racines.

• A la Poursuite du grand Chien noir (Brilliant, 2015) -> ma chronique
Traduit par Marie Hermet et illustré par Chris Judge. Publié chez Flammarion Jeunesse en 2015.
Présentation de l’éditeur : Le grand chien noir est arrivé à Dublin pendant la nuit. Il répand la peur. Les autres animaux ont essayé de prévenir leurs maîtres, en vain. Les enfants de Dublin, menés par Gloria et Simon, partent à sa poursuite, aidés par des animaux.

(c) Hélène Hiblot & Lettres d’Irlande et d’Ailleurs

Pour en savoir plus sur Roddy Doyle, voir ma fiche auteur complète, par ici

Le prochain billet consacré à Douze auteurs jeunesse irlandais parlera de Siobhan Dowd 🙂

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6 commentaires pour Douze auteurs jeunesse irlandais #1 : Roddy Doyle

  1. Maeve dit :

    « Plus froid que le pôle Nord » vient de décrocher un prix de jeunes lecteurs dans le cadre d’un festival à Nantes.
    Dans le cadre de cette littérature jeunesse, il y a aussi la série fantasy tendance folklore irlandais d’Helen Falconer « Enael » : perso, j’adore ! 😉
    Oups! J’allais oublier « Le sort en est jeté » de notre cher Dermot Bolger. 💚
    Voici pour ma pierre angulaire à ton édifice déjà copieux 😊).

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  2. jostein59 dit :

    Je sens que je vais faire des découvertes avec ces articles

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  3. lewerentz dit :

    Très tentée par ses romans jeunesse ! Merci !

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  4. Frédéric dit :

    j’adore les romans jeunesse, merci pour cette belle sélection ! Bises et belle semaine à toi

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  5. Ping : Douze auteurs jeunesse irlandais #3 : John Boyne | Lettres d'Irlande et d'Ailleurs

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