Ce Coeur changeant – Agnès Desarthe

desarthe-coeur

Editions de l’Olivier, 2015. Réédité en poche aux éditions Points en 2016.
— Lauréat du Prix littéraire du Monde 2015 —

Ma chronique :

Ce Cœur changeant est un livre étonnant, différent, une épopée romanesque à cheval entre 19ème et 20ème siècle, qui prend le contre-pied de tous les clichés du genre. Porté par la très belle écriture d’Agnès Desarthe, fluide, douce et sensuelle, il a un souffle à la fois historique et très moderne, où l’évasion le dispute aux digressions philosophiques.

Dans ce roman entraînant, l’auteur nous accompagne habilement vers des réflexions sur l’humain, la société, les questions du choix, du déterminisme, de la liberté, de la nécessité – sans que cela n’altère jamais le renouvellement constant de l’action, portée par une galerie de personnages très bien campés.

Le seul hic pour moi a été l’effroyable naïveté de Rose, l’héroïne. J’ai eu du mal à m’attacher à elle, ce qui a un peu gâché mon plaisir. Ce Cœur changeant est néanmoins un roman original aux vastes qualités. Je l’ai beaucoup aimé.

L’auteur : Agnès Desarthe est née en 1966. Romancière, elle a publié notamment : Un secret sans importance (prix du Livre Inter 1996), Dans la nuit brune (prix Renaudot des lycéens 2010) ou encore Une partie de chasse, ainsi que de nombreux ouvrages pour la jeunesse.

*
Lu dans le cadre de ma participation en tant que jurée au
Prix du meilleur Roman des lecteurs des éditions Points 2017

pmr2017

Publié dans 1.2 Littérature française | Tagué , | 1 commentaire

Au départ d’Atocha – Ben Lerner

lerner-atocha

Leaving the Atocha Station, 2011. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Jakuta Alikavazovic. Paru aux éditions de l’Olivier en 2014 ; réédition en poche aux éditions Points en 2016.

L’auteur : Né en 1979, Ben Lerner a été le lauréat de grands prix de poésie. Au départ d’Atocha a remporté le Believer Book Award et a figuré dans la plupart des sélections des meilleurs livres publiés aux Etats-Unis l’année de sa parution.

Ma chronique :

Adam est un jeune poète américain, en résidence d’écriture à Madrid. On le suit dans ses déambulations erratiques, tant physiques qu’intellectuelles. Il fume, il boit, il glande et s’invente une vie.

Il y a dans ce roman des pistes de réflexions très intéressantes sur la poésie et la création poétique, le fossé du sens et de la communication entre les êtres. Des passages très drôles aussi, comme ceux liés à l’incompréhension partielle par Adam de la langue espagnole : « Il m’apprit qu’il était propriétaire, ou employé, d’une galerie à Salamanca, le quartier le plus chic de la ville, et que son frère ou petit ami était un grand photographe, ou vendait de grandes photographies, à moins qu’il ne fut un grand cameraman. »

Mais j’ai trouvé Au départ d’Atocha trop inégal. Le personnage principal est tellement inconstant, menteur et chaotique que le livre ne cesse de s’égarer, comme morcelé ou tournant en rond. Adam est décevant. Je croyais que son dilettantisme brouillon volerait en éclat lors de l’attentat de la gare d’Atocha, dans un sens ou dans l’autre, mais rien. Son imposture agace et finit même par faire pitié. Je me suis beaucoup ennuyée pendant cette lecture. Et pourtant, une fois arrivée au bout, l’ensemble étonnamment fait sens. Du coup, j’ai l’impression que Ben Lerner n’est pas passé loin de quelque chose, « comme si le vrai poème demeurait caché, écrit au verso d’un miroir, et qu’on ne voyait que le reflet de la lecture. ». Peut-être y verra-t-on plus clair à son prochain roman ? Parce que là, bof.
*

Lu dans le cadre de ma participation en tant que jurée au
Prix du meilleur Roman des lecteurs des éditions Points 2017

pmr2017

Publié dans 2.1 Litt. d'Amérique du Nord, États-Unis | Tagué , , , , | 3 commentaires

Mes arbres singuliers #2

Les arbres sont fascinants. Tant de puissance et de beauté, parfois. Un spectacle qui change au fil des jours et des saisons, des ombres, de la lumière. Qu’ils soient en liberté dans la nature, choyés dans certains parcs, humbles bosquets ou glorieux suppléments d’âme le long d’avenues stériles, regardons-les mieux.
Souvent, ils font le show.

(c) Hélène Hiblot et Lettres d’Irlande et d’AIlleurs

Pour (re)découvrir mes autres Arbres singuliers, c’est par ici

Publié dans 8.1 Blablas, Photos | Tagué , | 4 commentaires

Rencontre avec Donal Ryan, le 19 janvier 2017 au Centre Culturel Irlandais (Paris, 5ème)

J’ai assisté, jeudi soir dernier, à une rencontre avec l’auteur Donal Ryan au Centre Culturel Irlandais. Maeve, du blog Mille (et une) Lectures, était là également.

wp-1485005518683.jpg

(à gauche, son éditeur français, Francis Geffard, des éditions Albin Michel)

Donal Ryan a été intarissable et très drôle. Ce fut vraiment plaisant et très instructif, de l’entendre raconter son oeuvre, sa manière d’écrire et son parcours. Bon, j’avoue, je n’ai pas tout compris, d’autant qu’il parlait vite ! Petit aperçu, dans la vidéo ci-dessous, de son accent savoureux (publiée avec l’aimable autorisation du Centre Culturel Irlandais, merci Anne-Sophie)

Le Coeur qui tourne (The spinning Heart, 2012) – que j’ai lu il y a peu, et aimé -, a été publié en France en 2015 et Une Année dans la Vie de Johnsey Cunliffe (The Thing about December, 2013), vient juste de paraître ; les deux chez Albin Michel (il est à noter que The Thing about December a en fait été écrit avant The spinning Heart). Un recueil de nouvelles et un troisième roman ne sont pas encore traduits : A Slanting of the Sun : stories (2015) et All we shall know (2016).

Donal Ryan, un auteur à suivre !

Photos et vidéo (c) Hélène Hiblot & Lettres d’Irlande et d’Ailleurs
Publié dans 1.1 Littérature Irlandaise, 8.2 Evénement littéraire | Tagué , , , | 4 commentaires

L’Ancêtre en Solitude – Simone et André Schwarz-Bart

schwartz-bart-solitude

Éditions du Seuil, 2015

Ma chronique :

L’Ancêtre en Solitude se passe entre la Guadeloupe et la Martinique, du milieu du 19ème au début du 20ème siècle. Solitude est une figure historique – fille d’une esclave africaine violée par un marin sur le bateau qui la déportait aux Antilles -, devenue symbole de la résistance face à l’esclavagisme lors de son rétablissement par Napoléon Bonaparte en 1802. Capturée puis exécutée par pendaison le lendemain de son accouchement (pour ne pas perdre un futur esclave… quelle horreur). L’Ancêtre en Solitude est le troisième roman d’un cycle commencé par Un Plat de porc aux bananes vertes (André et Simone Schwarz-Bart, 1967) et poursuivi avec une biographie fictive, La Mulâtresse Solitude (André Schwarz-Bart, 1972). Je compte bien les découvrir également.

Ici, on suit le destin – entre quotidien singulier et exploitation atroce – de trois générations de femmes marquées par l’esclavage : Louise, fille de Solitude et mère d’Hortensia, elle-même mère de Mariotte. L’enfant esclave devenu une sorte d’animal de compagnie pour l’aristocrate bigote et désenchantée, le travail aux champs et les révoltes qui grondent, le poids de la religion, la jeune esclave qui se fait « mettre en case » par un petit blanc… Bouleversant témoignage d’une époque, le récit coule, s’envole, explose, dans une langue vraiment belle, à la richesse fantastique. Un mélange de français et de créole qui emporte loin ; tant aux Antilles que dans les méandres de l’âme et du coeur humain.

L’Ancêtre en Solitude est un livre fort, émouvant et subtil, vraiment marquant. J’ai beaucoup aimé.

Extraits : 

« Les damnés expiaient quelque péché atroce, aussi noir et mystérieux que la surface de leur épiderme. »

« Les vieux lui disaient de prendre patience, que ce mal irait diminuant, jusqu’au jour où son cerveau serait recouvert d’une corne aussi dure que la plante de ses pieds. »

« Ouvre bien ta petite cervelle, demoiselle, et retient ceci : la seule magie à perdurer est celle des blancs, l’alphabet, les petites lettres… c’est ça la vraie magie… Va, vole-la leur. »

Publié dans 1.2 Littérature française, Caraïbes | Tagué , , , | 4 commentaires

Génération – Paula McGrath

mcgrath-generation-quai-voltaire

Generation, 2015. Traduit de l’anglais par Cécile Arnaud. Quai Voltaire – La Table ronde, janvier 2017

Ma chronique :

Il y a des livres comme ça, on les lit quasiment d’une traite, happés, transportés. Avec Génération, ce premier roman de l’irlandaise Paula McGrath, la magie a opéré dès les premières pages. C’est mon coup de cœur de la rentrée littéraire.

Si l’on ne veut pas tout dévoiler, ce livre n’est pas simple à chroniquer. Il commence en 1958 avec un émigré irlandais dans une mine d’uranium au Canada, puis continue en 2010 dans une ferme bio de l’Illinois. A travers les continents et les générations, la musique et les secrets, en passant d’un personnage à un autre, Paula McGrath a créé un récit rythmé, épuré. Sans aucun temps mort, elle touche à l’essentiel. Entre chaque chapitre, parfois, le lien – toujours présent – n’est qu’esquissé, et cette confiance dans l’intelligence du lecteur – car c’est un choix de l’auteure de ne pas trop en dévoiler -, apporte encore au plaisir de la lecture. Ajoutez à cela une écriture souple, maîtrisée, brillante – et une traduction magnifique -, un suspense parfois haletant…  Génération se dévore tout autant qu’il se déguste.

Lors de la rencontre avec Paula McGrath au café Hibou en novembre dernier, elle nous a confié que ce roman lui est venu par la scène où Joe est au marché. Après sa publication sous forme de nouvelle, les lecteurs ont voulu en savoir plus sur Aine (se prononce Awn-ya, c’est le prénom Anne en gaélique). Elle a donc développé cette histoire. Comme si la poussière d’étoiles de son imagination prenait forme à mesure en composant lunes et planètes, les personnages et leur histoire ont pris corps en nouvelles ayant chacune un lien ténu entre elles. Paula McGrath a réussi à orchestrer cette vaste composition, ce continuum jouant de l’espace et du temps, pour finalement former la galaxie à part de ce roman.

Et vous savez quoi, petits veinards ? Génération sort aujourd’hui en librairie. Je vous envie, vous qui allez découvrir cette histoire pour la première fois.

Maeve et Sophie aussi ont aimé.

Présentation de l’éditeur : Joe Martello est le propriétaire d’une ferme au cœur de l’Illinois – de ces grandes fermes bio où se croisent travailleurs clandestins et jeunes wwoofeurs venus d’Europe. C’est par une copine de bureau qu’Áine entend parler de ce trentenaire mal léché. Quelques échanges par Skype plus tard, elle se décide à le rejoindre pour passer un été loin du carcan de sa vie de jeune mère divorcée dans sa province
irlandaise. Et tant pis si elle doit emmener sa petite Daisy. Mais, sur place, rien ne se passe comme prévu. Joe et la ferme sont remplis d’ombres – et pas seulement celles des chauves-souris qui pullulent au grenier : une mère prof de piano qui a noyé dans les kilos le souvenir des cris nazis, son petit élève prodige germano-japonais, une ancienne camarade de fac que Joe n’a pas l’air enchanté de revoir… Le jour où elle met la main sur un ordinateur caché, Áine comprend qu’elle doit rentrer au plus vite en Irlande. Des années plus tard, sa fille partie à Chicago sur les traces de son grand-père fera de nouveau tourner ce kaléidoscope de trajectoires brisées…

Publié dans 1.1 Littérature Irlandaise, 2017, Rentrée hiver 2017 (janvier-février 2017) | Tagué , | 10 commentaires

Bohane, sombre cité – Kevin Barry

barry bohane sud

City of Bohane, 2011. Traduit de l’anglais par Pierre Girard, Martin Tatum. Actes Sud, 2015.
— Récompensé par l’IMPAC Dublin Literary Award en 2013 —

Présentation de l’éditeur : 2053. Loin de sa grandeur d’autrefois, la ville de Bohane, sur la côte ouest de l’Irlande, est à genoux, gangrenée par le vice et partagée selon des lignes tribales. Des poches bourgeoises subsistent, mais c’est dans les bas-fonds et les arrière-cours de Smoketown, dans les tours du quartier de Northside Rises et les sinistres marais du Big Nothin’ que bat le coeur de la cité.
Pendant des années, Logan Hartnett, le boss du gang Hartnett Fancy toujours tiré à quatre épingles, a maintenu la ville sous sa poigne. Mais le vent de la discorde se lève : on raconte que son vieil ennemi est de retour en ville ; ses fidèles hommes de main commencent à faire preuve d’ambition ; et sa moitié voudrait qu’il raccroche et file droit… Tout ça sans compter sa mère.

Ma chronique :

Bohane, sombre cité se passe en 2053, mais ce n’est pas un livre de science-fiction ; plutôt un thriller déjanté à l’accent irlandais. Ce futur proche est en fait juste un prétexte pour bâtir une cité fantasmée (inspirée par Limerick, d’où est originaire Kevin Barry), perdue dans les brumes putrides de la rivière qui la traverse et des tourbières qui l’enserrent, égarée entre passé et demain, sagas légendaires et dystopie, Gangs of New-York et Sin City.

Bohane est comme un petit royaume coupé du reste du monde, peut-être la dernière cité sur terre depuis l’époque perdue, tant on y vit en huis clos, tellement tout y commence et s’y termine. Un point très étonnant, c’est l’absence totale de technologie dans ce roman. Pas un smartphone ni un ordinateur, pas une voiture. Tout le monde se déplace à pied, limite en train ou en tram. Dans Bohane, sombre cité, Kevin Barry a créé un monde noir et violent de personnages sapés, surprenants, un peu fous, qui n’arrêtent pas de parler et de lutter pour le pouvoir, dans un curieux mélange urbain de superstition crasseuse à tendance clanique moyenâgeuse, de visuels épurés de comics, de paysages désolés évoqués avec une puissance hors d’âge.

Ce premier roman de Kevin Barry est un livre atypique aux multiples références, inclassable et plein de paradoxes. Une écriture bouillonnante et une trame parfois un peu décousue, mais ce roman a quelque chose de vraiment attachant. Je ne l’ai pas lu très vite, et pourtant je me suis trouvée bien dans ces pages.

L’auteur : Né en 1969 (à Limerick, donc), Kevin Barry a également publié deux recueils de nouvelles. Son second roman, L’Oeuf de Lennon, vient tout juste de sortir en France chez Buchet-Chatel.

Extraits :

« Les mouettes de Bohane sont une bande de connasses analphabètes. Elles lui avaient cruellement manqué. »

« Le marais, ranimé, ouvrait avec voracité sa gueule à l’averse. »

« Les couleurs de Nothin’ fin décembre.
L’or tendre des roseaux desséchés – aussi pâle qu’une alliance.
Le reflet bleuâtre du mica sur les monticules rocheux – exactement le même que dnas les yeux des mouettes. Les violets qui font ressortir le jaune des ajoncs endormis. »

« Le vent, furieux maître des lieux, faisait partout régner sa loi, agressif comme une vieille putain à la gueule cassée. »

Publié dans 1.1 Littérature Irlandaise | Tagué , , , , | 10 commentaires

Le Coeur qui tourne – Donal Ryan

The Spinning Heart, 2012. Traduit par Marina Bonaso. Albin Michel, 2015 ; réédition au Livre de Poche, 2016

Ce premier roman de Donal Ryan a fait sensation à sa parution : élu livre de l’année en Irlande, dans la foulée il s’est retrouvé finaliste du Booker Prize.

Présentation de l’éditeur : Dans un petit village irlandais frappé par la crise économique, des tensions émergent et se multiplient dangereusement. Un meurtre est commis, un enfant kidnappé, et c’est une communauté tout entière qui se retrouve en état de choc. Bobby Mahon était le contremaître d’une entreprise assujettie à la fermeture des portes et dont le patron s’est enfui avec la caisse. Chacun des autres personnages – une jeune fille inquiète des difficultés financières de ses parents, une mère célibataire, un ouvrier, une prostituée, un père tyrannique, ou encore un maçon d’origine russe – se trouve intrinsèquement lié à lui. Tous chercheront à raconter leur propre vérité, dressant un portrait émouvant de l’Irlande rurale d’aujourd’hui et de la condition humaine, de la fragilité des relations et des sentiments.

Ma chronique :

Le Cœur qui tourne est un roman choral brillamment mené, sur fond de crise économique en Irlande, l’après Tigre Celtique. Un village en déliquescence, où Bobby Mahon, le trop bon gars, va payer pour les autres, pour tout le reste.

Vingt-et-un chapitres pour vingt-et-un personnages, chacun avec son ton propre et une personnalité palpable. Vingt-et-une voix qui se succèdent et dont le chant imbriqué apporte sa pièce au puzzle. Donal Ryan, avec une lucidité mordante sur l’âme humaine, réussit un tour de force, ses personnages étant tellement travaillés qu’ils mériteraient presque tous leur roman dédié. Chaque rancœur, chaque frustration, va donner du grain à moudre à notre compréhension de l’histoire. Pas seulement celle de Bobby, mais d’une manière plus globale, plus vaste, plus intime et universelle, l’histoire de ce village, de cette Irlande, de notre époque.

Mais la médaille a son revers : ce foisonnement exacerbé de personnages, de malheurs, de griefs, d’absence d’espoir, sur un roman aussi court (180 pages), c’est presque trop. Difficile de s’attacher à quiconque, pas le temps, et du coup c’est un peu frustrant.

Donal Ryan a une belle plume inventive et pleine de noirceur, d’humour et d’ironie. J’ai hâte de découvrir son deuxième roman, qui vient juste de sortir, également chez Albin Michel : Une Année dans la Vie de Johnsey Cunliffe. Pour l’anecdote, il y a déjà des Cunliffe dans Le Cœur qui tourne…

Publié dans 1.1 Littérature Irlandaise | Tagué , , , | 13 commentaires

Mes lectures préférées en 2016

2016 a été ponctuée de très belles lectures. Sur les soixante-six livres lus cette année, voici mes dix préférés, sans ordre de classement (huit sont chroniqués sur le blog, deux pas encore)

D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds – Jon Kalman Stefansson (roman, Islande, 2015)
Le Soleil et la Source – Frédéric Musso (poésie, France, 2016)
Les Révolutions de Bella Casey – Mary Morrissy (roman, Irlande, 2016)
Des Larmes sous la Pluie – Rosa Montero (roman, s-f, Espagne, 2013)
Le Piano oriental – Zeina Abirached (roman graphique, Liban, 2015)
L’île des Chasseurs d’oiseaux – Peter May (roman, policier, Ecosse, 2011)
The Girls – Emma Cline (premier roman, USA, 2016)
La Disparition d’Esme Lennox – Maggie O’Farrell (roman, Irlande, 2008)
Le grand Marin – Catherine Poulain (premier roman, France, 2016)
Le Nageur – Roma Tearne (roman, Sri-Lanka, 2015)

Petit bilan pour l’Irlande : Quinze romans lus cette année, dont onze nouveaux auteurs pour moi.
J’ai lu sept livres publiés en 2016. Un coup de coeur, et des découvertes vraiment intéressantes.
Parmi les premières publications, je retiens les noms de Michèle Forbes et de Colin Barrett, aux talents brillamment prometteurs. J’ai également été impressionnée par les plumes de Gerard Donovan et Peter Cunningham ; je lirai leurs précédents titres parus.

Cette année, j’ai d’abord privilégié la lecture d’auteurs moins connus – et j’en suis heureuse -, mais du coup, je n’ai pas encore eu le temps de lire Ensemble Séparés de Dermot Bolger, Les petites Chaises rouges d’Edna O’Brien, Treize façons de voir de Colum McCann ni Maintenant ou Jamais de Joseph O’Connor. Quatre titres qui semblent faire l’unanimité, et que je lirai bientôt.

J’ai sorti six romans de ma Pile à Lire (merci à Antigone et Anne, leur challenge m’a donné de l’élan). Un coup de coeur et de grandes satisfactions, le Booker Prize d’Anne Enright, les premiers romans de Donal Ryan et Kevin Barry. Me voilà parée pour la rentrée littéraire de janvier !

Publié dans 8.0 Mes best of | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 9 commentaires

Les Beautés minuscules #1 : Écorces d’Hiver

La joie ne serait-elle pas simplement là, juste autour de soi ?
Ouvrons donc nos yeux
aux Beautés minuscules.

(c) Hélène Hiblot & Lettres d’Irlande et d’Ailleurs

 

Joyeux Noël à toutes et à tous 🙂

Publié dans 8.1 Blablas, Photos | Tagué , | 8 commentaires