La Bête de Porte-Vent (Ceux qui ne peuvent pas mourir, tome 1) – Karine Martins

Éditions Gallimard jeunesse, septembre 2019 ; 320 p.

Mon avis :

J’ai repéré ce roman jeunesse fantastique chez mon libraire avant le confinement : il fait partie de l’alléchante sélection du prix Bouquineurs en Seine de cette année. Le visuel de couverture m’a attiré l’oeil – je le trouve vraiment splendide – et la quatrième aussi, qui parle de Finistère. Si bien qu’il y a dix jours, lorsque mon libraire a mis en place un click & collect, j’ai passé commande – comme beaucoup d’entre vous – pour les soutenir et me faire plaisir ; et ce roman en a fait partie.

J’ai tellement bien fait ! La Bête de Porte-vent a été une grande bonne surprise. De l’intelligence, de l’humour, une vraie atmosphère. Un agréable mélange bien dosé de fantastique, de mystères et de rebondissements. Un je-ne-sais-quoi surtout, dans le ton et les relations entre les personnages, qui m’a profondément séduit.

Le roman s’ouvre à Paris en 1887. Rose a seize ans. Elle a été recueillie par Gabriel Voltz après le décès de ses parents, survenu il y a quelques mois. Ils étaient aubergistes près de Saint-Malo… et ont été tués par un vampire. Dans le monde de Karine Martins, les créatures surnaturelles, les goules, lycans et autres thérianthropes existent. Ce sont les Égarés, « des monstres qui se cachent sous une apparence humaine et peuplent le folklore de chaque pays et régions ». L’ordre secret de la Sainte-Vehme traque et détruit ces hérésies partout où elles sévissent, avec Gabriel Voltz pour meilleur bras armé. Et pour cause… lui non plus n’est pas tout à fait ce qu’il semble être. Une nouvelle mission lui est confiée, des morts suspectes ont eu lieu dans un village côtier du Finistère Nord, et il doit s’y rendre toutes affaires cessantes. Problème : Rose, têtue, fouineuse, attachante, en a découvert bien trop sur Gabriel et son travail pour la Confrérie, or la Sainte-Vehme ne tolère aucun témoin… Dans La Bête de Porte-Vent, les monstres ne sont pas toujours où on les attend. « Il avait vu trop d’horreurs commises au nom de Dieu pour garder la foi ». Gabriel se retrouve contraint d’embarquer la gamine avec lui pour la protéger, et débute une enquête semée d’embûches, de surprises et de révélations. On est emportés par la plume inspirée et espiègle de l’auteure, parmi les rochers et les brumes de la côte sauvage Bretonne.

Ce premier tome de Ceux qui ne peuvent pas mourir est vraiment extra. L’histoire est fouillée, le monde inventé par l’auteure se tient admirablement de bout en bout, et même si le public visé est adolescent, elle ne ménage en rien ses personnages et n’hésite jamais à les malmener. Un gros suspense et son lot de révélations ouvrent la fin du volume sur une suite qu’il me tarde déjà de découvrir. Youpi !

  1 comment for “La Bête de Porte-Vent (Ceux qui ne peuvent pas mourir, tome 1) – Karine Martins

  1. 15 mai 2020 à 19 h 50 min

    Je le note précieusement celui là. J’adore ce style de roman pour ado. La couverture invite à l’aventure. Beau weekend Hélène 😊

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