Rentrée littéraire d’hiver 2020 : quoi de neuf en littérature irlandaise ?

Màj le 24 février 2020 : ajout de deux GF, d’un poche et d’un visuel de couverture + modif d’une date de parution

Une rentrée calme du côté de la littérature irlandaise (Cela va me laisser le temps de finir de lire ceux de l’an dernier, youpi !). Calme, mais néanmoins sensationnelle : un grand format et deux poches… et puis hop, comme je suis lancée, je vous en présente aussi un autre, qui sortira en avril.

En grand format

Janvier 2020

Le bal des ombres – Joseph O’Connor (Rivages, le  8 janvier)
Victime 55 – James Delargy (HarperCollins Noir, le 8 janvier)

Février 2020

L’audacieux Monsieur Swift – John Boyne (JC Lattès, le 26 février)

En poche

Janvier 2020

Les fureurs invisibles du coeur – John Boyne (Le livre de poche, le 2 janvier)

Février 2020

Hérésies glorieuses – Lisa McInerney (La Table Ronde, La petite Vermillon, le 13 février – il paraitra en fait le 12 mars 2020)
Quelque chose du bonheur – Eva Woods (Pocket, le 20 février)

Et en bonus

Avril 2020

Dernier bateau pour Tanger – Kevin Barry (Buchet-Chastel, le 2 avril)

*2020

Le bal des ombres de Joseph O’Connor (traduit par Carine Chichereau)

–> Lire ma chronique PAR ICI. Un roman absolument épatant, un coup de coeur !

« 1878, Londres. Trois personnages gravitent autour du Lyceum Theatre : Ellen Terry, la Sarah Bernhardt anglaise; Henry Irving, grand tragédien shakespearien, puis Bram Stoker, administrateur du théâtre et futur auteur de Dracula. Loin d’une légende dorée où tous les pas mènent vers la gloire, la destinée de Bram Stoker se révèle un chemin chaotique mais exaltant. Dans ce livre inventif, Joseph O’Connor utilise toutes les ressources du romanesque pour donner vie au Londres foisonnant de l’époque victorienne. S’appuyant sur des personnages réels – outre Stoker, Irving et Terry ont aussi marqué leur temps –, il efface les frontières entre fiction et réalité. On croise ainsi le sulfureux Oscar Wilde, l’ombre de Jack L’Éventreur, ou encore… celle de Dracula. Plein de charme et d’esprit, ce roman annonce l’arrivée de Joseph O’Connor dans le catalogue de Rivages. »

Victime 55 de James Delargy (Traduit par Maxime Shelledy et Souad Degachi )

« Deux suspects. Deux témoignages identiques. Un seul coupable.
Une petite ville perdue en Australie. Un officier de police habitué à régler des petits problèmes de vie domestique et querelles de voisinage.
Un jour de canicule débarque un homme, couvert de sang. Gabriel déclare avoir été séquestré dans une cabane par un serial killer. Le dénommé Heath a déjà tué 54 personnes. Gabriel est sa prochaine victime.
Quand la chasse à l’homme commence, ce même jour de canicule, débarque un deuxième homme. Heath est couvert de sang. Heath déclare avoir été séquestré dans une cabane par un serial killer, un certain Gabriel. Gabriel a déjà tué 54 personnes. Heath est sa prochaine victime.
Qui est le numéro 55 ? »

L’auteur : James Delargy est né et a grandi en Irlande, mais a vécu en Afrique du Sud, en Australie et en Écosse, avant de finir dans l’Angleterre semi-rurale où il réside actuellement.
Il incorpore cette connaissance diversifiée des villes, des paysages et de la culture acquise au cours de ses voyages dans ses écrits. Il aimerait terminer une série de romans autour du monde (ne serait-ce que pour avoir la chance de se livrer à davantage de recherches sur le terrain).
« Victime 55 » est son premier roman.

L’audacieux monsieur Swift de John Boyne (Traduit par Sophie Aslanides)

« Dans un hôtel berlinois, Maurice Swift rencontre par hasard le célèbre romancier Erich Ackerman qui lui confie son lourd passé, et lui permet de devenir l’auteur qu’il a toujours rêvé d’être.
Quelques années plus tard, Maurice Swift s’est enfin fait un nom ; il a désormais besoin de nouvelles sources d’inspiration. Peu importe où il trouve ses histoires, à qui elles appartiennent, tant qu’elles contribuent à son ascension vers les sommets.
Des histoires qui le rendront célèbre, mais qui le conduiront aussi à mentir, emprunter, voler. Ou pire encore, qui sait ?
Roman troublant des ambitions démesurées, L’Audacieux Monsieur Swift raconte combien il est facile d’avoir le monde à ses pieds si l’on est prêt à sacrifier son âme. »

Autres romans de John Boyne chroniqués sur le blog : Les fureurs invisibles du coeur et Le garçon en pyjama rayé

Les fureurs invisibles du coeur de John Boyne (traduit par Sophie Aslanides)

Paru en grand format en août 2018 chez JC Lattès.

Un bon gros pavé puissant, drôle, touchant. Une ode à la vie, à l’amour, à la différence, à la place que chacun mérite de pouvoir se construire en ce bas monde. Un de mes romans préférés de 2018.
–> Lire ma chronique PAR ICI

« Cyril n’est pas « un vrai Avery » et il ne le sera jamais – du moins, c’est ce que lui répètent ses parents, Maude et Charles. Mais s’il n’est pas un vrai Avery, qui est-il ? Né d’une fille-mère bannie de la communauté rurale irlandaise où elle a grandi, devenu fils adoptif des Avery, un couple dublinois aisé et excentrique, Cyril se forge une identité au gré d’improbables rencontres et apprend à lutter contre les préjugés d’une société irlandaise où la différence et la liberté de choix sont loin d’être acquises. « 

Hérésies glorieuses de Lisa McInerney (traduit par Catherine Richard-Mas)

Paru en grand format chez Joelle Losfeld en août 2017 (ainsi que sa suite Miracles de sang en 2018)

Je l’ai lu peu après sa sortie, mais octobre 2017 fut pour moi une période de grand deuil et je ne l’ai pas chroniqué. Cette parution en poche sera l’occasion d’y remédier ! Je relirai avec plaisir cet excellent premier roman de la non moins excellente jeune auteure irlandaise Lisa McInerney (qui m’a fait beaucoup rire lors du festival New Writings New Styles au centre culturel irlandais début 2017.

« Après 40 ans d’exil, Maureen retourne à Cork pour retrouver son fils Jimmy, qu’elle a été forcée d’abandonner et dont elle découvre qu’il est devenu un gangster redoutable. Une nuit, lorsqu’elle tue un inconnu en le frappant à la tête, elle déclenche une série d’événements qui va secouer toute la ville et révéler différents personnages en marge de la société irlandaise : Ryan, 15 ans, qui deale et donnerait tout pour ne pas ressembler à son père alcoolique. Sa petite-amie Karine, magnifique et issue d’une classe aisée, avec laquelle il vit un amour pur et passionné, jusqu’à ce que la réalité les rattrape. Tony, dont l’obsession qu’il voue à sa voisine menace de les détruire, lui et sa famille. Georgie, une prostituée qui feint une conversion religieuse aux répercussions désastreuses. Maureen, en cherchant à expier ses nombreux péchés, risque de détruire le plan mis en place par Jimmy pour la tirer d’affaire. »

Quelque chose du bonheur d’Eva Woods (Traduit par Tania Capron)

Paru en grand format aux éditions du Cherche-Midi sous le titre 100 jours pour être heureux en septembre 2018 (je vous en parlais dans mon billet Découvertes de novembre dernier)

« Lorsque deux jeunes femmes que tout oppose se rencontrent, leur destin pourrait bien basculer.
Annie mène une existence vide de sens et de joie depuis qu’un drame a brisé sa vie deux ans plus tôt. Polly, elle, n’a plus que trois mois à vivre. Mais Polly, aussi rayonnante et excentrique qu’Annie est terne et renfermée, est bien décidée à profiter de la vie jusqu’au bout : trouver chaque jour une source de joie, réenchanter le quotidien pour retrouver le goût de vivre et la force d’accepter l’inéluctable. Elle entraine sa nouvelle amie dans son tourbillon fantasque de petits bonheurs. « Si vous voulez l’arc-en-ciel, vous devez accepter la pluie. » »

L’auteure : Eva Woods est le nom de plume de Claire McGowan. Née à Newry, en Irlande du Nord, elle est diplômée de l’Université d’Oxford et enseigne l’écriture. Elle signe ses romans policiers de son vrai nom (The Fall, 2012) et ses romances, dont Cent jours pour être heureux (Something Like Happy, 2017), de son nom de plume.
Son site internet

Dernier bateau pour Tanger de Kevin Barry (traduit par Carine Chichereau – décidément ! Merci !)

Pas encore de quatrième de couverture disponible pour ce livre, mais je sais déjà que je le lirai ! J’ai tellement accroché aux deux premiers romans de Kevin Barry [cliquez sur les titres pour lire ma chronique] Bohane, sombre cité et L’oeuf de Lennon. Des livres étonnants, un peu barrés, à la limite des genres. Voici ce que je pensais du dernier, en le refermant : « Si j’osais, je dirais que le génie irlandais se trouve au cœur de ces pages à la poésie jaillissante. Le génie de l’absurde à la Beckett, la mise en scène brillante, le souffle épique des épopées celtiques, le terreau d’une poésie séculaire, le cynisme et l’humour noir à la Flann O’Brien… Allez, j’ose. »

*

Et puis je vous rappelle que cette année sont prévues les publications françaises de Milkman de la nord-irlandaise Anna Burns (qui a remporté le Booker Prize) ainsi que du nouveau Sebastian Barry A thousand Moons, tous deux chez Joelle Losfeld ! (Danse de la joie). Nous attendons également la traduction de Normal People de Sally Rooney aux éditions de l’olivier. Et j’espère pouvoir enfin lire celle de Orchid & the wasp de Caoilinn Hughes, prévue depuis un petit moment chez Christian Bourgois.

A bientôt ! Bonnes lectures !

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5 commentaires pour Rentrée littéraire d’hiver 2020 : quoi de neuf en littérature irlandaise ?

  1. Le bal des Ombres ! Ce livre me donne envie !

    Aimé par 1 personne

  2. Merci Hélène, quelles lectures de choix!!!!

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  3. Joseph O’Connor, « le bal des ombres », comme cette couverture est belle et ce livre fait envie! Merci Hélène, très bon weekend à toi 🙂

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  4. Ping : Nouvelles découvertes irlandaises #31 : février 2020 | Lettres d'Irlande et d'Ailleurs

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