Rentrée littéraire d’hiver 2018 : du côté de la littérature irlandaise

Billet mis à jour le 7.01.18

Voici revenu le temps (des rires et des chants, aussi) de notre rendez-vous semi-annuel de rentrée littéraire ! Dans un mois, les nouveautés de celle d’hiver 2018 commenceront à arriver en librairie. Voici déjà quelques nouvelles sorties irlandaises programmées (après quelques mises à jour, l’année commence fort, en fait !) :

Janvier 2018

La Guitare bleue – John Banville (Robert Laffont, 4 janvier)
L’étang – Claire-Louise Bennett (Éditions de l’Olivier, 4 janvier)
Dans la Baie fauve – Sara Baume (Éditions Noir sur Blanc, 4 janvier)
Des jours sans fin – Sebastian Barry (Joelle Losfeld, 11 janvier)
Quatre Lettres d’amour – Niall Williams (réédition – Éditions Héloîse d’Ormesson, 25 janvier)

Février 2018

Hauts-fonds – Dov Lynch (Seuil, 1er février)
Destiny, tome 2 – Cecelia Ahern (Hachette, 7 février)
Sous les étoiles silencieuses – Laura McVeigh (Fleuve éditions, 8 février)
Lune du Loup (Luna, tomes 2) – Ian McDonald (Denoël, 15 février)

***

La Guitare bleue de John Banville (traduit par Michele Albaret-Maatsch)

« Oliver Orme, vous le savez sans doute, est un peintre dont le talent est reconnu dans le monde entier. Ce que vous ignorez encore, c’est qu’il a cessé de peindre, en proie à des doutes esthétiques. Et qu’il a passé sa vie à voler des choses de valeurs diverses à son entourage, non par cupidité mais par goût, éprouvant un plaisir quasi érotique à subtiliser des objets.
L’un de ces objets subtilisés à d’autres, en l’occurrence à son ami Marcus, est Polly, dont il fait sa maîtresse. Mais, tout comme il a fui son épouse Gloria, il fi nit par la laisser un jour ou il ressent le besoin de se réfugier dans sa maison natale, aussi délabrée soit-elle. Or bientôt Polly le retrouve, et leur histoire d’amour renaît de ses cendres.
Entre passion, désillusion, jalousie et égoïsme, Oliver déverse le fl ux de ses pensées comme il brossait autrefois ses toiles, cherchant toujours le mot juste, pour être le plus vrai possible, si tant est que le vrai existe en ce monde. »

L’auteur : L’oeuvre romanesque de John Banville a été récompensée par de nombreux prix littéraires, dont le prestigieux Booker Prize en 2005, pour La Mer.

Après ses études (Christians Brothers ; St Patrick’s College), il travaille comme journaliste littéraire au journal The Irish Press, puis dirige la rubrique littéraire du Irish Times (de 1989 à 1998) et fonde la Dublin International Writers Conference. Il vit à Dublin, est membre de Aosdana et du Irish Arts Council. Outre des nouvelles et des romans, il a écrit des pièces pour le théâtre et la radio.

Il a écrit de nombreux romans, notamment une tétralogie « scientifique » dont au moins deux tomes sont traduits en français (Kepler et La Lettre de Newton), un trytique consacré à l’art (Frames trilogy : Le Livre des aveux, Le Monde d’or (qui a été ma première lecture de cet auteur, en 1998) et Athena) et de nombreux autres : L’intouchable, Eclipse, Infini, Imposture, La Lumière des étoiles mortes (depuis Eclipse en 2002 ils sont tous traduits chez Robert Laffont ; les précédents l’étaient chez Flammarion. J’ai Le Livre des Aveux en poche chez Babel, sinon ils doivent être publiés chez 10-18 pour la plupart).

Sous le pseudonyme de Benjamin BLACK, il écrit également des romans noirs à succès, les enquêtes de Quirke, tous traduits en français et publiés chez NiL pour les quatre premiers (le cinquième chez Rober laffont) et en poche chez 10-18.

Comme pour Sebastian Barry, il va falloir que je consacre à cet auteur brillant et prolifique une fiche auteur sur le blog.

L’étang de Claire-Louise Bennett (traduit par Thierry Decottignies)

« La narratrice de L’Étang est une jeune femme d’un genre particulier. Son nom ? Inconnu. Sa biographie ? Tout aussi floue. Elle a abandonné une thèse en cours de route puis elle est partie à la campagne pour changer de vie. En Irlande, apparemment. À côté de la maison qu’elle habite se trouve un étang, auprès duquel elle va souvent se promener.
Immergée dans la nature, cette solitaire retrace au jour le jour le récit de sa vie matérielle, faite de tâches domestiques et d’une attention remarquable à l’infra-ordinaire. La relation qu’elle entretient avec le monde extérieur devient de plus en plus intense…
Dans ce texte à l’originalité surprenante, Claire-Louise Bennett mêle avec talent les registres de langue, l’humour et le sérieux, et interroge la puissance du langage et sa capacité à habiter le monde. »

L’auteure : Claire-Louise Bennett a étudié la littérature et le théâtre à Londres avant de s’installer en Irlande. Ses textes ont paru dans de nombreuses revues, dont The Irish Times ou The White Review. Paru en 2015, L’Étang a suscité un enthousiasme général de la presse et du public anglo-saxon. C’est une auteure que je ne connais pas encore.

Dans la Baie fauve de Sara Baume (traduit par France Camus-Pichon)

« C’est le printemps, dans une petite ville côtière de l’Irlande. Le narrateur de cinquante-sept ans est cabossé par la vie. Trop vieux pour prendre un nouveau départ et trop jeune pour baisser tout à fait les bras, il traîne sa solitude de plus en plus difficilement. Quand il croise la route d’un chien borgne et famélique, il n’hésite pas longtemps  : il en fera son compagnon de misère. Leur amitié, d’abord fragile, deviendra indéfectible. Jusqu’à ce que les habitants du coin décident de s’en mêler.
Servi par une langue étincelante et une intrigue menée tambour battant, Dans la baie fauve est un roman poignant sur l’alliance de deux êtres abîmés. »

« Merveilleux. C’est le premier roman le plus impressionnant que j’aie lu depuis des années. » Joseph O’Connor. The Irish Times.

L’auteure : Sara Baume est une Irlandaise d’une trentaine d’années vivant dans la campagne de Cork. Sa vie est tout entière tournée vers la littérature à laquelle elle se dédie corps et âme après avoir étudié les beaux-arts et la création littéraire. Son premier roman, Dans la baie fauve (dont le titre original est Spill simmer Falter Wither), a été sur la dernière liste du Sunday Independent Newcomer of the Year, du Irish Book Award et du Guardian First Book Award 2015.

Des Jours sans fin de Sebastian Barry (traduit par Laetitia Devaux)

« Chassé de son pays d’origine par la Grande Famine, Thomas McNulty, un jeune émigré irlandais, vient tenter sa chance en Amérique. Sa destinée se liera à celle de John Cole, l’ami et amour de sa vie.
Dans le récit de Thomas, la violence de l’Histoire se fait profondément ressentir dans le corps humain, livré à la faim, au froid et parfois à une peur abjecte. Tour à tour Thomas et John combattent les Indiens des grandes plaines de l’Ouest, se travestissent en femmes pour des spectacles, et s’engagent du côté de l’Union dans la guerre de Sécession.
Malgré la violence de ces fresques se dessine cependant le portrait d’une famille aussi étrange que touchante, composée de ce couple inséparable, de Winona leur fille adoptive sioux bien-aimée et du vieux poète noir McSweny comme grand-père.
Sebastian Barry offre dans ce roman une réflexion sur ce qui vaut la peine d’être vécu dans une existence souvent âpre et quelquefois entrecoupée d’un bonheur qui donne l’impression que le jour sera sans fin. »

L’auteur : Sebastian Barry, écrivain et dramaturge né à Dublin en 1955, a la côte en France. Il a été plusieurs fois finaliste du Prix Fémina étranger et du grand Prix des lectrices de Elle. Souvent inspirées par des histoires de sa propre famille, les œuvres de Barry ont pour thèmes le mensonge, ou plutôt la vérité telle qu’elle est interprétée par chacun, la mémoire et les secrets familiaux.

Pour ma part, je l’ai découvert avec Les Tribulations d’Eneas McNulty en 2004, quand le roman édité chez Plon a paru en poche chez 10-18. Depuis Annie Dunne en 2005, tous ses romans sont publiés chez Joelle Losfeld : Un long long chemin, Le Testament caché, Du côté de Canaan, L’Homme provisoire. On les trouve aussi en poche. Je lui dédierai certainement bientôt une fiche auteur sur le blog.

Quatre Lettres d’amour de Niall Williams – réédition

« Quatre lettres d’amour est un récit qui ne craint pas de s’aventurer sur le terrain du merveilleux, qui nous dit l’âme irlandaise, la magie d’aimer, l’enfance perdue et le miracle d’être vivant. Un bonheur. – Marianne Faithful »

L’auteur : Niall Williams est né en 1958 à Dublin. Ce roman a été un gros coup de coeur. Je l’ai lu pour la première fois en décembre 99, et relu en 2007. J’ai lu deux autres de ses romans, Comme au ciel et Destins crépusculaires, mais celui-ci est vraiment mon préféré.
Cette réédition permettra de le redécouvrir, j’en suis vraiment heureuse !

Hauts-fonds de Dov Lynch

« Avril 1945. Klem, ex-policier revenu des camps avec son certificat de dénazification, quitte précipitamment Vienne par le Danube alors que la ville tombe aux mains de l’Armée rouge. Une fuite le long du fleuve, marquée par la violence et la trahison. Mais à qui Klem raconte-t-il tout cela ? Qui est cet Américain qui l’interroge ? Dans l’entre-deux d’une guerre qui prend fin et d’une nouvelle qui s’annonce, Klem dessine entre silences, demi-mots et demi-vérités, vaincus et vainqueurs, une carte de l’Europe, trouble et sauvage.
Hauts-fondsépouse les codes du roman d’espionnage pour mieux s’en dessaisir et révéler, de la bascule d’un camp vers l’autre, ce qui reste de la vie d’un homme bringuebalé par l’histoire, les souvenirs, la détresse et l’espoir. »

L’auteur : Dov Lynch est un diplomate et essayiste irlandais. Hauts-fonds est son deuxième roman, d’abord écrit en anglais puis réécrit en français. Son premier roman, Mer noire, a été publié en 2015 en France aux éditions Anacharsis. Il est dans ma pile à lire depuis l’an dernier, c’est l’occasion de l’en sortir !

Destiny, tome 2 de Cecelia Ahern Pas encore trouvé le nom du traducteur ou de la traductrice, ni de quatrième de couverture, mais je suis tout à fait contente que ce second tome sorte si vite ! Cf. ma chronique du tome 1

L’auteure : Cecelia Ahern écrit des romances à succès. Fille de l’ancien premier ministre Bertie Ahern, elle s’est lancée avec talent dans l’aventure du roman jeune adulte en 2016.

Sous les étoiles silencieuses de Laura McVeigh (traduit par Julie Sibony)

« Il y a certains voyages qu’on n’aimerait jamais avoir à faire.
Et que l’on fait pourtant s’ils offrent le seul moyen de survivre.
Été 1990.
Afsana, 15 ans, se trouve à bord du Transsibérien vers la Russie. Elle vient de loin. De très loin. Sa ville, Kaboul, l’endroit où elle se sentait jadis chez elle, a été ravagée par la guerre civile, suite à l’arrivée des talibans.
Depuis, Afsana et les siens sont en fuite, parcourant le pays d’un bout à l’autre, en perpétuelle recherche d’un lieu où enfin trouver la paix.
Cet ultime trajet en train est l’occasion de se remémorer les événements qui ont précédé le départ, mais aussi toutes les étapes de cette longue fuite en famille.
Afsana se souvient de la belle maison au coeur de la ville et de l’arbre de Judée dans le jardin, de l’amour de ses parents, de leur foi en l’avenir. Du bonheur d’être unis.
Mais aussi de l’horreur qui s’immisce progressivement dans le quotidien et qui finit par les contraindre à partir.
Avec, au bout du voyage, une unique question : comment recommencer lorsque tout a été perdu ? »

L’auteure : Laura McVeigh a grandi en irlande du Nord. Après des études à Cambridge elle s’est installées à Londres où elle tr availle maintenant dans l’édition, les droits de l’homme et le domaine caritatif. « Under the Almond Tree » (Sous les étoiles silencieuses) est son premier roman. Elle travaille actuellement sur un second : « The Plantation House ».
Son site internet est par là.

Lune du Loup (Luna, tome 2) de ian McDonald

Le tome 1 est sorti l’année dernière. On n’a ni visuel ni quatrième de couverture pour le moment.

L’auteur : Ian McDonald est né en 1960, à Manchester. C’est l’un des auteurs de science-fiction les plus talentueux et les plus récompensés. Il est notamment connu pour son roman Le fleuve des dieux qui a reçu de nombreux prix. Ian McDonald vit à Belfast avec sa femme.

***

A noter aussi en 2018 les sorties prévues de Grace de Paul Lynch (chez Robert Laffont) et de la traduction d’Orchid & the Wasp, le premier roman de Caoilinn Hughes (chez Christian Bourgois éditeur). On n’en sait pas encore plus.

Je mettrai ce billet à jour à mesure de mes découvertes 🙂

 

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10 commentaires pour Rentrée littéraire d’hiver 2018 : du côté de la littérature irlandaise

  1. « L’étang » de Claire-Louise Bennett me tente vraiment bien. Patience jusqu’au 4 janvier.. merci pour cette jolie découverte. Excellent weekend à toi, Bises de Bretagne 🙂

    Aimé par 2 people

    • LadyDoubleH dit :

      Je suis comme toi très tentée par ce titre ! Je lirai le Banville aussi certainement. Le Barry me tente moyen, j’aime beaucoup pourtant cet auteur, j’en profiterai pour lire les autres titres de lui que je n’ai pas encore lu (Annie Dunne et l’homme provisoire ^^)

      Aimé par 1 personne

  2. lewerentz dit :

    Merci pour cette présentation. Pour ma part, je retiens le Banville et le Bennett (à voir le style pour celle-ci). J’adore Barry mais là, l’histoire ne me tente pas du tout.

    Aimé par 1 personne

  3. « Grace » de Paul Lynch à venir aussi bientôt en France, je crois. Excellent.

    Aimé par 1 personne

  4. jostein59 dit :

    J’avais noté les deux premiers dans ma liste

    Aimé par 1 personne

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