La Mort est une Femme comme les Autres – Marie Pavlenko

pavlenko La mort est une femme comme les autres

7.10.2015, éditions Pygmalion.

Quatrième de couverture :

Imaginez un monde où personne ne s’éteint.
Imaginez un service de soins palliatifs où personne ne succombe.
Imaginez un univers où la mort en a ras la faux et fait un burn out.
Emm n’en peut plus. Un matin, elle s’arrête et s’assoit. Ses bras sont de plomb, elle pèse une tonne, elle est incapable de se lever.
En se laissant aller à son spleen, elle rencontre Suzie, une jeune femme dont la gentillesse va l’émouvoir.
Commence alors un périple extraordinaire au cours duquel Emm va découvrir la richesse de la nature humaine.

Ma chronique :

Un grand merci à Babelio et à Pygmalion pour cet envoi.

L’idée du livre m’a séduite : la Mort personnifiée en femme en plein burn out, accompagnée par son alter-ego la faux, avouez que ça change !

J’ai cependant trouvé le début « surjoué » et j’ai eu un peu de mal à accrocher : « Un petit homme dont le visage bouffi d’acné ressemblait à une patate germée », c’est drôle, mais quand tous les personnages sont ainsi passés à la moulinette pour faire rire, même si c’est très bien écrit, parfois ça tombe à plat, et finalement on ne s’attache à aucun.

Heureusement, ce léger malaise de lecture est passé assez vite, ne laissant que le plaisir de savourer une histoire rocambolesque, enlevée, originale et souvent follement comique. Attendez-vous à éclater de rire, et pas qu’une fois. Emm, dénuée d’empathie, du sens des convenances et de toute pudeur ou amabilité est sensationnelle dans son exploration de la condition humaine. Marie Pavlenko nous balade entre questions philosophiques, remake trash de Urgences, dégustation extatique de fromages, poursuites à zombieland, une mère castratrice et une très jolie romance…

La Mort est une Femme comme les Autres est globalement une lecture que j’ai beaucoup apprécié, avec des passages d’anthologie dignes des meilleures comédies déjantées et un bel humour grinçant, qui font oublier les quelques moments plus faibles.

Extraits :

Il se suicide au gras depuis des années, mais son taux de cholestérol refuse de lui donner le coup de grâce.

Elle étudiait le décor avec minutie, comme si elle cherchait un cobra royal déguisé en pneu.

Je libère les humains, ces cloportes, de leurs âmes encombrantes. Je les aide à franchir l’ultime limite avant le grand néant. je suis la Mort.

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Cet article, publié dans 1.2 Littérature française, 7.4 SF-Fantasy-Fantastique, Rentrée automne 2015 (du 20 août au 15 octobre), est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour La Mort est une Femme comme les Autres – Marie Pavlenko

  1. maevedonovan dit :

    Ca a l’air original. Même si la Mort en ce moment, on aimerait bien qu’elle soit ailleurs. 😉

    Aimé par 1 personne

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