Rentrée littéraire 2015 : du nouveau en littérature irlandaise !

Il est une gourmandise saisonnière dont j’attends l’arrivée avec autant d’impatience que les fraises, les châtaignes ou les petits pois : ce sont les nouveautés de la rentrée littéraire.

Je ne suis bien sûr pas la seule. Tous les drogués de lecture guettent avec délectation, frénésie, inquiétude, la possible sortie d’un nouveau titre de leurs auteurs favoris, fétiches, aimés ; ou l’apparition d’un futur coup de coeur, du livre qui changera leur vie, la pépite, la nouveauté, la découverte.

Aussi chacun fouille, explore, compile, exulte, panique, laisse le hasard et la curiosité guider ses pas ou ses regards, bat le rappel tant virtuel que réel des amis, des ennemis, sur les blogs, les sites des maisons d’édition, les moteurs de recherche, les librairies, les bouquinistes… Partout, et au-delà.

Et bien chers amis, qu’on se le dise, en cette rentrée littéraire 2015, parmi la multitude de nouveautés, figurent tout de même six sorties irlandaises !  Certaines il faut l’avouer étaient bien cachées, et nous n’avons pas eu trop de nos deux paires d’yeux, avec Maeve de Mille (et une) lectures, pour toutes les dénicher !

Tour d’horizon :

  • Je l’attendais avec impatience : « Le Testament de Marie » du très cher Colm Toibin, débarque le 20 août chez Robert Laffont, ici – edit : ma chronique

toibin testament marie

Présentation de l’éditeur :

Ils sont deux à la surveiller, à l’interroger pour lui faire dire ce qu’elle n’a pas vu. Ils dressent de son fils un portrait dans lequel elle ne le reconnaît pas et veulent bâtir autour de sa crucifixion une légende qu’elle refuse. Seule, à l’écart du monde, dans un lieu protégé, elle tente de s’opposer au mythe que les anciens compagnons de son fils sont en train de forger. Lentement, elle extirpe de sa mémoire le souvenir de cet enfant qu’elle a vu changer. En cette époque agitée, prompte aux enthousiasmes comme aux sévères rejets, son fils s’est entouré d’une cour de jeunes fauteurs de trouble infligeant leur morgue et leurs mauvaises manières partout ou ils passent. Peu à peu, ils manipulent le plus charismatique d’entre eux, érigent autour de lui la fable d’un être exceptionnel, capable de rappeler Lazare du monde des morts et de changer l’eau en vin. Et quand, politiquement, le moment est venu d’imposer leur pouvoir, ils abattent leur dernière carte : ils envoient leur jeune chef à la crucifixion et le proclament fils de Dieu. Puis ils traquent ceux qui pourraient s’opposer à leur version de la vérité. Notamment Marie, sa mère. Mais elle, elle a fui devant cette image détestable de son fils, elle n’a pas assisté à son supplice, ne l’a pas recueilli à sa descente de croix. À aucun moment elle n’a souscrit à cette vérité qui n’en est pas une.

  • Sortie du deuxième roman de Paul Lynch, youpi ! « La neige noire », le 19 août chez Albin Michel, ici

lynch neige noire

Présentation de l’éditeur :

L’âpreté lyrique du premier roman de Paul Lynch, Un ciel rouge, le matin, métamorphosait le paysage irlandais en un vaste territoire à l’horizon sans limites, au fil d’une impitoyable chasse à l’homme qui poussait inéluctablement un jeune métayer vers l’exil américain, dans un récit visuel fracassant.

Son nouveau roman raconte le retour d’un émigré irlandais au pays. Après des années passées à New York, Barnabas Kane retrouve le Donegal en 1945 et s’installe sur une ferme avec sa femme et son fils. Mais l’incendie, accidentel ou criminel, qui ravage son étable, tuant un ouvrier et décimant son bétail, met un frein à ce nouveau départ. Confronté à l’hostilité et à la rancœur d’une communauté qui l’accuse d’avoir tué l’un des leurs, il devient un étranger sur son propre sol. Confiné sur cette terre ingrate où l’inflexibilité des hommes le dispute à celle de la nature, Barnabas Kane va devoir choisir à quel monde il appartient.

  • Et un nouveau Roddy Doyle ! Le 2 septembre prochain, « A la poursuite du grand chien noir », chez Flammarion, ici – edit : ma chronique

à la poursu

Présentation de l’éditeur :

Cette nuit, le Grand Chien Noir est arrivé à Dublin. Il se faufile dans les maisons pour y distiller son poison, répandre la peur, insuffler la tristesse et la morosité. Les animaux de la ville ont tenté de prévenir leurs maîtres, en vain. Le Grand Chien Noir s’est installé sur les épaules des adultes et aussi sur celle de l’oncle Ben. Alors, pour rendre le sourire à leurs parents, les enfants de Dublin, menés par Gloria et Simon, décident de le combattre… »

Egalement l’excitante surprise de découvrir de nouveaux auteurs traduits en français :

  • « La Déchirure de l’eau » de John Lynch, à paraître le 20 août aux éditions Castor Astral, ici – edit : ma chronique

Mise en page 1

Présentation de l’éditeur :

Le père de James Lavery est mort. Son fils est persuadé qu’il s’est sacrifié pour l’Irlande. Cherchant désespérément à échapper à sa pesante solitude, a sa pénible vie quotidienne et à l’alcoolisme envahissant de sa mère, James se crée son propre monde : il devient ainsi le héros d’une série d’aventures fantastiques qu’il rêve au fil des jours.
Mais les années passent et James entrevoit des étincelles de vérité à propos de son père. Alors qu’il embarque lui-même dans sa première histoire d’amour, il commence a comprendre les vraies complexités de la vie.
Dans cette histoire d’initiation, John Lynch révèle dans un style serré, la vulnérabilité et les incertitudes d’un garçon de dix-sept ans qui quitte l’enfance.

  •  « La fille est une chose à demi » d’Eimear McBride : le 27 août aux Editions Buchet/Chastel, ici

9782283028162

Présentation de l’éditeur :

Une fille est une chose à demi nous plonge dans les replis intimes de l’existence d’une fille en devenir.

La voix âpre et puissante de sa narratrice, grandie au sein d’une famille brisée, dans une Irlande écrasée par le poids de la religion, happe littéralement le lecteur dans un flux de conscience cru et poétique. Soliloque enragé, solaire, le texte saisit parfaitement les ambiguïtés de cet entre-deux, de ce temps où l’on est une fille, pas encore une femme. La violence, l’amour filial et fraternel, la découverte de soi, de la sexualité, la honte chevillée au corps : rien n’échappe au talent de l’auteur.

Récit brutal et dérangeant s’il en est, le premier roman d’Eimear McBride est un phénomène à part dans la littérature contemporaine, une expérience de lecture unique qui a propulsé l’auteur parmi les voix les plus prometteuses de sa génération.

And last but not least :

  • Darragh McKeon, sortie le 20 août prochain chez Belfond : « Tout se qui est solide se dissout dans l’air »ici – edit : ma chronique

mckeon darragh

Présentation de l’éditeur :

Dans un minuscule appartement de Moscou, un petit prodige de neuf ans joue silencieusement du piano pour ne pas déranger les voisins.
Dans une usine de banlieue, sa tante travaille à la chaîne sur des pièces de voiture et tente de faire oublier son passé de dissidente.
Dans un hôpital non loin de là, un chirurgien s’étourdit dans le travail pour ne pas penser à son mariage brisé.
Dans la campagne biélorusse, un jeune garçon observe les premières lueurs de l’aube, une aube rouge, belle, étrange, inquiétante.
Nous sommes le 26 avril 1986. Dans la centrale de Tchernobyl, quelque chose vient de se passer.
Le monde ne sera plus jamais le même.

De nombreuses découvertes en perspective ! 😀

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4 commentaires pour Rentrée littéraire 2015 : du nouveau en littérature irlandaise !

  1. Maeve dit :

    J’ai hâte de lire Paul Lynch et Roddy Doyle en particulier. Mais aussi les autres ! Un congé lecture de rentrée littéraire, voilà ce qu’il nous faut pour arriver au bout de cette prolifique production irlandaise ! 🙂

    Aimé par 2 people

    • LadyDoubleH dit :

      Oh oui, un congé lecture, la belle idée ^^
      Moi aussi j’ai hâte de tous les lire. Je vais attaquer par Colm Toibin (il est déjà précommandé), puis un des nouveaux, je ne sais pas encore lequel.
      Je suis pleine de curiosité pour le Paul Lynch également ! Et Roddy Doyle bien sûr, c’est toujours tellement un plaisir de le lire 🙂

      Aimé par 1 personne

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