Auteur #1 : Colum McCann

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Colum McCann est né à Dublin en 1965 et vit actuellement à New-York avec son épouse et ses trois enfants. Après des études de journalisme, à 21 ans il part aux Etats-Unis, il veut écrire mais devant sa page qui reste blanche il décide de vivre. Durant l’année et demie suivante il parcourt les Etats-Unis à vélo : 12000 milles ! (quasiment 20000 kms). Nombreux petits boulots, des voyages, puis le succès et des prix littéraires.

[Pour tous les détails, allez voir sa bio sur le site des éditions Belfond, par ici]

A ce jour (août 2015), six romans et deux recueils de nouvelles de Colum McCann sont traduits en français, ainsi qu’un recueil de textes dont il est l’instigateur. Je les détaille tous ci-dessous, en y ajoutant quelques petits mots concernant mon avis de lectrice (à l’occasion, sans doute publierai-je des chroniques plus complètes).

J’ai tout lu de lui, et j’adore complètement son oeuvre ; mes préférés étant, je crois, « Les Saisons de la nuit », « Ailleurs en ce pays » et son avant-dernier : « Et que le vaste monde poursuive sa course folle ».

Son site officiel

La Rivière de l’Exil (Fishing the Sloe-Black River, 1993) – Recueil de nouvelles

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Traduit de l’anglais (Irlande) par Michèle Herpe-Voslinsky. Éditions Belfond, « Littérature étrangère », 1999, 2006 ; réédition : Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », n°3319, 2001.

Contient les nouvelles suivantes : Sœurs (Sisters), Un petit déjeuner pour Enrique (Breakfast for Enrique), Un panier plein de papier peint (A basket full of wallpaper), À travers champs (Through the field), Une enfant volée (Stolen child), En avant, marchons gaiement (Step we gaily, on we go), Je peux placer un mot ? (A word in edgewise), E pluribus unum (From many, one), La rivière de l’exil (Fishing the Sloe-Black River), Complètement déjantée (Around the bend and back again), Le long du canal (Along the riverwall), Le lac de Cathal (Cathal’s Lake).

Présentation de l’éditeur : A quoi rime la vie quand ceux qu’on aime sont loin, enfuis, à jamais perdus ? Quand on ne possède plus que rêves trahis et espoirs tenus ? Jeune ou vieux, sain d’esprit ou détraqué, fille des rues, amant exemplaire, pitoyable voleur, père créateur : dans ces douze nouvelles, chaque personnage s’avance jusqu’à la rédemption qui transcendera les coups bas du destin, la folie, la maladie, l’absence, la solitude, le deuil.
Dense et incisive, la prose de Colum McCann ignore les frontières entre le réalisme, la poésie et l’allégorie. En filigrane de ces émouvants destins d’hommes et de femmes qui partagent l’attachement à leur Irlande natale, elle évoque avec générosité l’universel combat de tous ceux que la vie a exilés,  loin de chez eux… ou loin d’eux mêmes, tout simplement.
Récompensée par les prestigieux prix de littérature irlandaise Hennessy et Rooney, La Rivière de l’exil confirme l’exceptionnel talent de l’auteur des Saisons de la nuit, best-seller unanimement acclamé par la presse et le public.

Mon avisUn magnifique recueil de nouvelles. Certaines prennent vraiment aux tripes. A relire

Le Chant du Coyote (Songdogs, 1995) –  Roman

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Traduit de l’anglais (Irlande) par Renée Kerisit. Editions Éditions Marval, « Kaer. Domaine irlandais », 1996, 1999, épuisé ; rééditions : Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », n°2799, 1998 ; Éditions Belfond, « Littérature étrangère », 2007

Présentation de l’éditeur : Résumer « Le Chant du Coyote » à un roman de plus sur les rapports père-fils serait réducteur. Ce livre original et émouvant révèle une nouvelle voix dans la déjà très prolixe littérature irlandaise. L’action se passe entre l’Irlande et le Mexique, des années 30 (revient au temps d’avant la guerre civile espagnole et suit les aventures d’un photographe irlandais) à nos jours. McCann surprend à chaque page. A 33 ans seulement, il possède le savoir-faire d’un vieux briscard, sans pour autant utiliser les ficelles du genre roman dit réaliste et social. Puisque c’est de cela dont il s’agit.
Mon avis : Très bon livre, qui se passe entre une bourgade perdue de l’Irlande, le Mexique et le Wyoming. Une quête de la mère qui amène le narrateur à redécouvrir son père.

Les Saisons de la nuit (The Side of Brightness, 1998) – Roman

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Traduit de l’anglais par Marie-Claude Peugeot. Éditions Belfond, « Littérature étrangère », 1998, 2007 ; réédition : Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », n°3145, 2000.

Présentation de l’éditeur : Dans les premières années du siècle, Nathan Walker quitte les marais de sa Géorgie natale et monte à New-York pour gagner sa vie : il travaille, dans l’air sous pression, au creusement des passages sous l’East River pour la construction du métro entre Brooklyn et Manhattan. Son histoire, c’est celle des « taupes », ces tunneliers qui affrontaient la mort le matin et se gorgeaient de bière le soir, buvant à leur vie de dingues et au bonheur d’avoir survécu. Des noirs, des Irlandais, des Italiens. Pendant leurs heures de labeur sous la terre, sous le lit du fleuve, une totale solidarité règne entre eux, sans distinction de race ou d’origine ethnique. Mais à la surface, chacun garde ses distances, jusqu’au jour où un accident spectaculaire établit entre Walker, le Noir et un de ses compagnons un lien qui va faire à la fois le bonheur et le malheur de leurs descendants pendant trois générations.
Des années plus tard, sous le bourdonnement dérisoire et trépidant du Manhattan des années 90, un certain Treefrog, qu’un secret honteux a réduit à vivre en clochard dans ces mêmes tunnels, endure les rigueurs d’un hiver terrible. 70 années séparent Nathan Walker de Treefrog, 70 années marquées par le racisme, la pauvreté, les tabous sociaux et les plaisirs furtifs. Les deux récits, d’abord différents, vont finir par se rejoindre et s’entrecroiser pour former une seule et même histoire d’amour et de rédemption.

Mon avis : Ce roman est complètement génial. Je l’ai dévoré en trois fois rien. A relire absolument

Ailleurs, en ce Pays (Everything in this country must, 2000) – Recueil de nouvelles

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Traduites de l’anglais par Michèle Herpe-Voslinsky. Éditions Belfond, « Littérature étrangère », 2001, 2007 ; réédition : Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », n°3556, 2003.

Contient les nouvelles suivantes : Ailleurs, en ce pays (Everything in this country must), Le bois (Wood), Une grève de la faim (Hunger strike).

Présentation de l’éditeur : À travers ces nouvelles, Colum McCann brosse l’inoubliable portrait de trois jeunes Irlandais témoins ou, acteurs malgré eux du drame qui déchire leur pays. Entre colère et résignation, désir de vivre et devoir de mémoire, restent les silences, éloquents. Ceux des vivants, et ceux des morts. Un recueil bouleversant sur une tragédie contemporaine.

Mon avis : Deux nouvelles courtes et une novella. La première des nouvelles est extraordinaire. Parfaite. L’ensemble du livre est fort, sans concessions. Les Troubles vus sous trois aspects, que l’on pourrait croire anecdotiques, mais en fait tellement révélateurs…

Danseur (Dancer, 2003)

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Traduit de l’anglais (Irlande) par Jean-Luc Piningre. Éditions Belfond, « Littérature étrangère », 2003 ; réédition : Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », 2005 ; Éditions Pocket, « Pocket. Best », 2008.

Présentation de l’éditeur : Colum Mc Cann se penche sur la vie de Rudolph Noureïev, danseur et chorégraphe soviétique naturalisé autrichien (1938-1993). Il retrace son parcours hors norme d’une Europe en pleine mutation. Erudolph Noureïev a grandi en Russie dans la misère avant d’entrer en 1955 à l’école de ballet du théâtre Kirov. Il s’enfuit ensuite en Europe de l’ouest pour se produire sur scène. Le succès arrive vite, bouleversant sa vie pour en faire une légende.

Zoli (Zoli, 2006)

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Traduit de l’anglais (Irlande) par Jean-Luc Piningre. Éditions Belfond, « Littérature étrangère », 2007 ; réédition : Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », 2008.

Présentation de l’éditeur : S’inspirant de l’histoire de la poétesse polono-tzigane Papuza, Colum Mc Cann a créé le personnage de Zoli et, à travers elle, a bâti une épopée dans l’Europe du nazisme, du communisme et de la mondialisation. Une balade géopolitique et humaine entre Tchécoslovaquie, Italie, France et Autriche, en passant par l’Angleterre.
Poétesse rom à la voix de feu, Zoli fascine ceux qui l’approchent mais reste insaisissable. Élevée sur les routes par son grand-père, qui a bravé l’interdit tzigane en lui apprenant à lire et à écrire, Zoli découvre très jeune le pouvoir des mots. Mais coucher sur le papier l’histoire de sa communauté, c’est livrer aux gadze une partie de l’âme tzigane. Adulée par le régime communiste avant de devenir paria, bannie par les siens pour avoir transgressé les règles, Zoli paiera sa liberté au prix fort…
Parabole sur l’exil, éloge de la différence, Zoli est le voyage sans retour dans l’Europe des années trente à nos jours, d’une femme à la volonté impitoyable, et, à travers elle, un hymne aux « errants du monde » que l’on veut à toute force sangler à la terre.

Mon avis : Une oeuvre poétique, profonde, colorée, poignante. Un beau voyage dont on ne revient pas tout à fait indemne.

Et que le vaste monde poursuive sa course folle (Let The Great World Spin, 2009)

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Traduit de l’anglais (Irlande) par Jean-Luc Piningre. Éditions Belfond, « Littérature étrangère », 2009 ; réédition : Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », 2010.

Présentation de l’éditeur : Dans le New York des années 1970, un roman polyphonique aux subtiles résonances contemporaines, une oeuvre vertigineuse.  Corrigan, un prêtre irlandais, cherche Dieu au milieu des prostituées, des vieux, des miséreux du Bronx ; dans un luxueux appartement de Park Avenue, des mères de soldats disparus au Vietnam se réunissent pour partager leur douleur et découvrent qu’il y a entre elles des barrières que la mort même ne peut surmonter ; dans une prison new-yorkaise, Tillie, une prostituée épuisée, crie son désespoir de n’avoir su protéger sa fille et ses petits-enfants…
Une ronde de personnages dont les voix s’entremêlent pour restituer toute l’effervescence d’une époque. L’histoire d’un monde qui n’en finit pas de se relever.

Mon avis : Un roman qui vous attrape et ne vous lâche plus. Grandiose.

Transatlantic (Transatlantic, 2013) –  Roman

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Traduit de l’anglais (irlande) par Jean-Luc Piningre. Éditions Belfond, « Littérature étrangère », 2013 ; réédition : Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », 2014.

Présentation de l’éditeur : S’appuyant sur une construction impressionnante d’ingéniosité et de maîtrise, l’auteur bâtit un pont sur l’Atlantique, entre l’Amérique et l’Irlande, du XIXe siècle à nos jours. Mêlant Histoire et fiction, une fresque vertigineuse, d’une lancinante beauté.
À Dublin, en 1845, Lily Duggan, jeune domestique de dix-sept ans, croise le regard de Frederick Douglass, le Dark Dandy, l’esclave en fuite, le premier à avoir témoigné de l’horreur absolue dans ses Mémoires.
Ce jour-là, Lily comprend qu’elle doit changer de vie et embarque pour le Nouveau Monde, bouleversant ainsi son destin et celui de ses descendantes, sur quatre générations.
À Dublin encore, cent cinquante ans plus tard, Hannah, son arrière-petite-fille, tente de puiser dans l’histoire de ses ancêtres la force de survivre à la perte et à la solitude.

Etre un homme (2014)

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Présentation de l’éditeur :

Lors de l’été 2013, dans le Colorado, un groupe d’écrivains et de militants s’est réuni pour s’interroger sur le rôle de la littérature et ses liens avec l’action sociale. De cette rencontre est née Narrative 4, une association caritative voulue par Colum McCann autour d’un concept fort, celui de l’« empathie radicale ».

Sa philosophie ? Le partage. « Mettez-vous dans ma peau, je me mettrai dans la vôtre. »
Son but ? Faire s’échanger les histoires à travers les pays, les continents ; une narration globale.
Son action ? Favoriser des rencontres entre des jeunes d’horizons, de cultures, de vécus différents, pour se raconter, pour écouter. Et ainsi repousser le cynisme et la désolation, donner une place à l’espérance.

De Michael Cunningham à Khaled Hosseini, en passant par Salman Rushdie, Joseph O’Connor, Edna O’Brien ou encore Ian McEwan, soixante-quinze auteurs, réunis par Colum McCann pour soutenir Narrative 4, ont accepté d’écrire un texte inédit répondant à la question : « Qu’est-ce qu’être un homme ? »

Treize Façons de voir (Thirteen Ways of looking, 2015) – Recueil de nouvelles

treize façons de voir

 

Non encore traduits en français et/ou à paraître ;

From the Republic of Conscience : Stories inspired by the Universal Declaration of Human Rights (2009) – en collaboration avec Maeve Binchy, John Boyne, John Connolly, Roddy Doyle, Seamus Heaney, Jennifer Johnston, Neil Jordan, Frank McCourt et Colm Toibin.

Gone (2014) – Court roman

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6 commentaires pour Auteur #1 : Colum McCann

  1. Maeve dit :

    Je n’en ai lu que deux de lui (dont un en VO). . Un écrivain complexe mais passionnant, à la plus aguerrie !

    Aimé par 1 personne

  2. Ping : Rencontre avec Colum McCann, le 11 mai 2016 à la librairie Millepages à Vincennes (94) | Lettres d'Irlande et d'Ailleurs

  3. modrone dit :

    Un de mes auteurs fétiches mais il y en a beaucoup. J’ai lu da

    Aimé par 1 personne

  4. modrone dit :

    Pardon fausse manoeuvre. J’ai lu Danseur, Les saisons de la nuit, Le chant du coyote, La rivière de l’exil, Ailleurs en ce pays, Transatlantic, tous avec beaucoup d’intérêt. Je suis très attiré par l’Irlande.

    Aimé par 1 personne

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